Dynamiques historiques (avec Guy Fargette)

  1. Première partie (1er juin 2026)
    1. Documents évoqués lors de l’émission
    2. Lectures conseillées
  2. Seconde partie (15 juin 2026)
  3. Émissions en lien

La compréhension de l’histoire humaine oscille entre deux bornes intenables : d’un côté un chaos tissé de bruit et de fureur désarmant l’intelligence et de l’autre un déterminisme orienté vers un progrès infini ou la déchéance perpétuelle ou encore un mécanisme cyclique. Il y aurait à articuler l’exubérante imagination socio-culturelle de l’humanité avec les régularités et répétitions observables dans le temps long des sociétés.

C’est l’ambition de Peter Turchin, qui identifie les périodes de crise comme l’appauvrissement des classes populaire, la surproduction d’élites, la
délégitimation de l’État et les rivalités géopolitiques.

Cette nouvelle approche, la « cliodynamique », à la croisée de Marx, de Toqueville et de Ibn Khaldoun, nous est présentée par Guy Fargette, érudit autodidacte, militant inlassable de l’émancipation et voix méconnue dans le débat public, qu’il serait urgent de sortir de la confidentialité.

Première partie (1er juin 2026)

Documents évoqués lors de l’émission

Lectures conseillées


Seconde partie (15 juin 2026)

Documents évoqués

Lectures conseillées

Émissions en lien

Le secret de l’Occident (avec David Cosandey)

Une réponse à “Dynamiques historiques (avec Guy Fargette)”

  1. Entretien très intéressant. Quelques remarques : il aurait été pertinent aussi d’évoquer le socialisme des intellectuels de Makhaïski pour analyser la captation de la direction du mouvement ouvrier par la petite bourgeoisie intellectuelle. Une classe qui dans certaines situations historiques où elle voit son ascension sociale bloquée devient littéralement féroce. En Russie cela donne le bolchévisme, dans la France de 1789 les Jacobins (voir l’itinéraire de David et le roman Les dieux ont soif) et dans celle d’aujourd’hui la cohorte de surdiplômés surnuméraires qui pullulent dans LFI. Sous d’autres latitudes, cela donne les Frères musulmans ou le squadrisme. Sur la révolution russe, je serais plus nuancé que Fargette sur la responsabilité du parti bolchévique dans la terreur. Au moins dans les premiers temps. Le livre admirable de Orlando Figes montre bien qu’au début de la Révolution existe une terreur de masse spontanée, soldatesque, paysans, lumpen, qui horrifie par exemple un Gorki. Pas Lénine qui dit qu’il faut l’encadrer avant d’en laisser la mise en œuvre aux organes policiers ad hoc chargés de nettoyer la terre russe des, je cite, “poux punaises et autres cafards”. Au passage je rectifie une erreur : il me semble que ce parti a fait près de 25% des voix à la Constituante. Contrairement à ce que dit Courtois ce n’était pas une secte.

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